L’influence de la société

L’Homme a toujours voulu se glorifier, comme l’animal qui parade pour plaire.

Sous un jour glorieux nous sortons et nous existons.

Nous avons une vision perpétuelle de la perfection à travers les réseaux sociaux, les médias ou les remarques d’autrui. Nous grandissons dans l’idée qu’il faut appartenir à un groupe, si possible le plus respecté. Et pour marquer sa valeur, il faut pouvoir le différencier. 

Actuellement nous nous servons surtout du style vestimentaire, du dialogue, de la classe sociale, du goût, ou du discours . Chaque groupe social a son identité visuelle puis intellectuelle. Nous pouvons donc totalement identifier un groupe de personnes en leur donnant un nom ou autrement dit “une cas(t)e”. 

Après avoir intégré un groupe, l’influence se concrétise de plus en plus. Il faut perpétuellement prouver sa valeur pour avoir l’opportunité d’y rester. Il y a donc la notion d’imitation groupale. Cela peut commencer par reproduire ce que l’on voit ou ce que l’on nous dit. Mais cela dépend formellement de quelque chose ou de quelqu’un. Généralement plus l’individu qui exerce l’influence est puissant et plus ses idées seront acceptées facilement par les autres.

 ” La philosophie, dans son ensemble, refuse de valider le droit du plus fort ; elle pourrait se définir comme le passage de la violence à la raison.” – Georges Gusdorf

 Le sujet que je compte traiter relève du rapport inconscient de cette influence. En effet, malgré le fait de vouloir appartenir à un groupe on veut se différencier, “être le meilleur”, un leader. Car nous avons besoin d’une reconnaissance, une reconnaissance de la société. C’est donc l’ego qui est mis en avant, ce qui empêche l’harmonie du groupe. Cela entraine inévitablement des conflits, des jalousies, des guerres – comme disait Rousseau, “L’homme naît bon, c’est la société qui le corrompt. “

Par exemple le communisme qui est vu par certains comme un mouvement utopique car il semble impossible à mettre en place, notamment compte tenu de “la nature de l’homme”. Le professeur de philosophie Yvon Quiniou  écrit en 2008 sur ce mode d’organisation sociale:  “On voit en effet réapparaître une ancienne argumentation, mais nourrie désormais de cet échec, selon laquelle le communisme serait irréalisable, car contraire à un certain nombre de caractéristiques disons “négatives” de l’être humain définissant une “nature humaine” rétive au vivre-ensemble communiste : égoïsme, poids de l’intérêt, cupidité, ambition, violence, goût du pouvoir, rivalités de toutes sortes.”

On se dit donc en dehors des cases, non influençable. Si l’on s’écoute, personne n’est manipulable. Pourtant les individus qui pensent être les plus différents sont souvent ceux qui sont le plus influencés.  

Pour évoluer il faut revoir l’éducation de base. Au lieu d’enseigner un savoir ou une connaissance, il faudrait d’abord enseigner à trouver sa propre réflexion. Comprendre et non pas assimiler. Nous sommes des êtres individuels avec notre propre réflexion. Il faut apprendre aux jeunes à réfléchir par eux même et pas à “copier bêtement”. Cela concerne le système scolaire mais c’est également la base du propos de cet article. Si on ne réfléchit plus, nous ne pouvons pas être nous même et donc nous sommes pris au piège par l’influence sociale. “Nous construisons notre vie autour de certitudes qui n’existent pas”, avance 
J. Krishnamurti dans son livre Réponse à l’éducation. L’éducation dans le vrai sens du mot consiste à comprendre l’enfant tel qu’il est, sans lui imposer l’image de ce que nous pensons qu’il devrait être. Elle ne consiste pas à apprendre dans des livres, à confier certains faits à la mémoire, mais à apprendre comment regarder, comment écouter toutes ces choses que racontent les livres. Tout cela fait partie de l’éducation.

Elle ne consiste pas simplement à passer des examens, à obtenir un diplôme et une situation, à se marier et à s’installer, mais encore à savoir comment écouter les oiseaux, comment voir le ciel, l’étonnante beauté d’un arbre, le dessin des collines, comment les sentir, comment être vraiment en contact avec toutes ces choses. Tandis que l’on vieilli, ce sentiment d’écouter, de regarder, disparaîtra malheureusement, parce qu’on a des soucis, parce qu’il nous faudrait plus d’argent, une plus belle voiture, plus ou moins d’enfants. On devient éventuellement jaloux, ambitieux, avide, envieux ; et ainsi on perd ainsi ce sentiment de beauté. 

En effet, quand on est influencé, ce n’est pas de notre faute, c’est un système d’éducation qui nous inculque depuis toujours, à apprendre et copier plutôt que de comprendre. 
Il faut modifier cette vision de l’éducation, et ainsi nous pourrions nous détacher de l’influence. “Nous sommes le monde”, chaque individu est responsable de l’ensemble de la société.

Des personnes incroyables résident sur cette terre, avec de grandes idées, de l’amour plein le coeur et une compréhension extraordinaire sur ce qu’est vraiment la vie ( En quête de sens ).

Comme dit Pierre Rabhi, les humains capables d’amour développent une énergie absolument exceptionnelle, mais a condition de l’exercer dans la largeur du monde ( vidéo ci-joint ) 

Tout simplement le changement c’est juste commencer par prendre conscience des choses qui nous entourent. Et réaliser que courir après  la reconnaissance sociale nous éloigne de l’essentiel.

“We can not solve our problems with the same level of thinking that created them.” – Albert Einstein 

( Article à venir )

BONUS INTERVIW 

La question est, les personnes portant la marque d’un groupe défini, sont-elles conscientes de ce qu’elles font ou juste cherchent-t-elles bêtement à reproduire ce qu’elles voient autour d’elle ? Pour ce faire j’ai interviewé deux personnes de critères totalement opposés, en leur posant les mêmes questions. Que défini leur réponse, l’éducation, le lien social, l’appartenance à un groupe ou même le fait de sortir du lot ? 

Pierre Rabhni – La société

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