ÉCOLOGIE

Il me semble que le monde est la plus grande source de beauté visuelle.  
La plus grande inspiration pour l’homme.

Il me semble aussi que nous nous en rendons pas toujours compte. L’Homme fait partie de l’écosystème, il est lié à la nature, sans les ressources de cette belle planète, il ne peut survivre.
Pourquoi ne remercions nous pas chaque jour la Terre de nous offrir un souffle d’oxygène.

“L’Homme se doit d’être le gardien de la nature, non son propriétaire.”

Nous vivons dans une grande bulle appelée société, qui nous pousse à penser que nous sommes préservés de tout. Que le monde ne changera jamais, que notre confort personnel est le plus important et que cela n’a aucun impact sur notre avenir proche.
L’Humain est difficilement capable de se projeter, il a besoin d’un aperçu direct qui le touche dans son présent.

Quand vous vivez en France ou en Europe, la réalité qui saute aux yeux, c’est peut-être un hiver trop doux ou un été trop chaud. Mais l’impact de nos agissements sur la planète est bien plus grave que le réchauffement climatique.
La biodiversité est bouleversée. Des espèces animales et végétales sont en voie de disparition.

Mais les effets du changement climatique ont impact d’abord sur les pays pauvres, plus atteints et plus exploités que la France.

  • A Ahwaz en Iran, les habitants se promènent avec des masques parce que l’air et 20x plus pollué que la limite sécuritaire. Même chose à Beijing, Delhi, Dakar, Mumbai, Mexico, Tokyo …
  • Au Salvador, plus de 90% des sources d’eau sont contaminées par les industries et l’agriculture.
  • Les changements climatiques accélèrent les sècheresses, plus de 800 millions de personnes n’ont pas accès à l’eau potable.
  • Des tempêtes, des inondations, des tsunamis, des ouragans, de plus en plus violents et fréquents au Vietnam, au Bangladesh, au Nicaragua, en Inde, au Sri Lanka, au Honduras, aux Philippines.
  • On voit des sécheresses de plus en plus longues et brutales en Ethiopie, au Kenya, en Somalie, en Angola et globalement dans l’Est et le Sud de l’Afrique. En 2017, plus de 38 millions de personnes en Afrique ont en été victimes ou impactées.
  • Les feux en Amazonie et en Australie qui ont ravagés 20 % des forêts, succédant à une sécheresse de plusieurs années.


Notons que le dérèglement climatique ne favorise pas les récoltes régulières, et a un impact négatif sur l’agriculture. Si la famine sévit, c’est encore le fait du dérèglement de la nature et de l’action de l’homme. Mais si notre siècle connaît déjà cette situation de famine, les experts prévoient une famine imminente, plus dense, à long terme, si rien n’est fait. Certaines ressources n’existeront plus d’ici quelques années.

Si tout le monde consommait comme les Européens, il faudrait 4 planètes pour satisfaire tous nos besoins. Depuis un demi-siècle, nous ponctionnons les ressources de la Terre plus vite qu’elles ne peuvent se renouveler.

Nous commençons aussi à être malade de la pollution (asthme, cancers liés à l’alimentation, baisse de la fertilité …). Les effets directs sont d’abord la malnutrition et la sous-alimentation , la mortalité et la morbidité liés aux événements extrêmes (vagues de chaleur), la mortalité et le taux de morbidité liés aux maladies infectieuses (transmissions par vecteurs et infections d’origine alimentaire et hydrique).

Quand on lutte contre la dégradation de l’environnement, on se bat aussi pour préserver notre santé.

La température a augmenté d’environ 1°C dans le monde au cours des 130 dernières années. Cette augmentation est essentiellement due à celle des gaz à effet de serre. 
Ces 25 dernières années, le rythme s’est accéléré et l’on est à plus de 0,18°C de réchauffement par décennie. Le niveau des mers s’élève, les glaciers fondent et la répartition des précipitations change. A ces événements factuels, s’ajoutent des changements climatiques globaux, plus complexes à mesurer et qui se manifestent, entre autres, par des événements météorologiques extrêmes (sécheresse, inondations, vagues de chaleur) augmentant en intensité et en fréquence. Et cela va continuer, à 1,5°C les espaces disparaissent, à 3°C l’océan est considéré comme mort, les céréales ne poussent plus, les canicules sont 5 fois plus fréquentes et l’eau potable devient une ressource limitée à laquelle nous n’aurons presque plus accès.

Actuellement …

  • chaque seconde, il y a environ la superficie d’un terrain de football qui est déforesté en Amazonie
  • 110 espèces différentes d’animaux disparaissent chaque jour à cause de la déforestation.
  • 91% de la déforestation est dûe à l’élevage intensif : 50% de la terre de notre planète est vouée à l’ élevage intensif. Il y a 20 millards de poulets élevés dans le monde, 1,4 millard de boeufs, 1 millard de cochons et 1 millard de moutons. Le méthane libéré massivement par les vaches en élevage est 23 fois plus polluant que le CO2.
  • 51% donc plus de la moitié des gaz à effet de serre viennent de l’élevage intensif. Pour donner une idée, tous les transports sur Terre réunit c’est 13% des gaz à effet de serre. Donc manger de la viande et des aliments d’agriculture et d’élevage intensif c’est le numéro 1 des polluants sur Terre.

    Autant dire que c’est notre faim qui nous mène à notre fin.


On parle ici de famine extrême, de migrations forcées, d’inondations, de maladies et de guerres.
Dans leur cinquième rapports d’évaluation, les membres du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) constatent de nombreuses périodes d’augmentation très rapide du prix des produits alimentaires et des céréales, suite à des événements climatiques extrêmes (incendies géants, tempêtes, inondations). 
Cela a et aura un impact très fort sur les populations les plus pauvres, pour qui l’achat de denrées alimentaires est alors devenu très difficile. Un rapport de 2009 publié par la revue britannique The Lancet, avait identifié le changement climatique comme la plus grande menace mondiale pour la santé publique au 21e siècle. 

S’il n’est pas le seul responsable, on remarque par ailleurs que le dénominateur de toute cette catastrophe, c’est l’argent.

  • C’est pour économiser de l’argent qu’on utilise du plastique partout.
  • C’est pour économiser de l’argent ( huile de palme moins cher et plus abondante ) qu’on déforeste l’Amazonie.
  • C’est pour économiser de l’argent qu’on exploite les conductibles faciles comme le pétrole, le gaz ou le charbon.
  • C’est pour économiser de l’argent qu’on achète les produits alimentaires les moins chers qui sont produits en agriculture ou en élevage de masse.
  • C’est pour économiser et réinvestir de l’agent que les gouvernements ne mettent pas en priorité l’environnement.
  • C’est pour économiser de l’argent qu’on exploite l’Afrique pour obtenir des minéraux précieux pour nos ordinateurs.

Le GIEC s’accorde pour dire qu’en brulant 270 milliards de tonnes de carbone, on serait certain de dépasser les deux degrés. Actuellement nous brulons 11 millards de tonnes de carbone chaque année. Donc en théorie on en aurait pour une vingtaine d’années pour changer les choses sauf qu’on brule plus de carbone chaque année malgré nos efforts et la prise de conscience sur le climat.

Selon une partie des scientifiques il est déjà trop tard car le carbone déjà brulé sur terre est quasiment suffisant pour faire augmenter la température de 5°, soit la destruction de la terre à ce niveau là.

Il y a une différence entre savoir et comprendre.

Nous savons tous ce qui se passe dans le monde mais si nous ne sommes pas mis devant le fait accompli nous avons du mal à le comprendre, à en prendre réellement conscience.
Pour Kant, la conscience est spécifique à l’Homme, mais elle s’acquiert petit à petit. Elle n’est donc pas innée, mais acquise. Celle-ci n’est pas spontanée, mais ne peut être que le résultat d’un certain effort intellectuel.

Nous pensons tout savoir mais nous nous rendons pas toujours compte de la réalité des choses et de la violence de certaines.

Un petit exemple très simple : J’ai des amis qui adorent les animaux, ils aiment les chiens, les canards, les petits cochons tous mignons… Ces amis mangent de la viande, la plupart du temps transformée ( jambon, steak haché, cordon bleu … ) Ils savent que ce sont des animaux morts, ils savent qu’ils sont tués dans d’horribles circonstances mais est ce qu’ils en ont vraiment conscience ? Je suis sûre que ces amis seraient absolument incapables de faire le moindre mal à un cochon, encore moins de le tuer et de le manger. Ils seraient aussi incapables de manger le jambon si ils avaient assisté à sa “préparation”.
Ils achètent donc ce jambon dans un super marché ou il n’y a pas la moindre trace de maltraitantes animale et ils le mangent en sachant que c’est un cochon mort mais sans comprendre le vrai sens de cet acte.

Et si on se posait la question …

Est ce que vous pourriez regarder quelqu’un tuer un cochon, le transformer en jambon et par la suite le manger ?

Est ce que vous iriez en Malaisie jeter du plastique dans le jardin des habitants ?

Pourtant en consommant des produits de tous les jours c’est ce que nous faisons. Même en essayant de bien faire les choses, en achetant bio et local et pas trop de plastique, nos déchets sont quand même présents et ils envahissent le jardin de personnes qui n’ont rien demandé. Personnellement je ne souhaiterais pas avoir une décharge dans mon jardin. En achetant notre gel douche, nous savons que nous polluons mais avons-nous réellement conscience des conséquences ?


La Malaisie, « poubelle du monde »

Moi je n’ai pas envie d’attendre l’inévitable, j’ai envie de participer à un nouveau monde, à une nouvelle manière de faire les choses. D’arrêter de rêver de l’évolution incroyable de la terre et de la technologie, des voitures volantes, à l’immortalité. Le monde n’est pas capable de satisfaire ce rêve humain.

Il faut revenir aux choses simples, se nourrir de ce qui existe vraiment, de ce qui pousse dans la terre et non de ce que l’industrie chimique fabrique.
D’apprendre à être autonome sur terre, de savoir faire pousser sa propre nourriture , de savoir se construire un endroit où vivre, d’avoir de nombreux savoirs afin de ne plus payer quelqu’un pour tout faire ou penser à notre place. ( voir article )

Tournons nous vers les énergies renouvelables, arrêtons l’avion et les voitures en ville. Arrêtons de consommer inutilement et arrêtons de satisfaire nos plaisirs personnels dont le prix est cette cause bien plus importante que notre propre personne.

Les effets du changement climatique sont déjà perceptibles aujourd’hui et les projections pour l’avenir représentent un risque potentiellement catastrophique et d’une ampleur difficilement acceptable pour la survie de l’humain.
La seule solution c’est de planter des arbres et des plantes sous-marines et restaurer des sols comme avec la permaculture, bref de nourrir la Terre.

Les scientifiques décrivent tout cela comme la 6 extinction mondiale de la Terre. Mais cette fois-ci ce n’est pas une météorite, la cause de cette extinction , c’est nous!

Et justement si nous sommes les responsables, ne serait ce pas à nous de rectifier cela ?

 

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